La passe-miroir T3, La mémoire de Babel, de Christelle Dabos

Après avoir passé deux ans et sept mois sur Anima, Ophélie part à la recherche de Thorn. Arrivée à Babel, elle découvre le Mémorial, une immense bibliothèque qui semble refermer un secret en lien avec l’ancien monde…

J’étais très impatiente de lire ce troisième tome, ayant adoré les deux premiers. L’histoire est très captivante : dès le début, on retrouve d’anciens personnages et on en découvre de nouveaux. On pénètre avec Ophélie dans Babel, une arche assez étrange où se déroulent des évènements inhabituels et inquiétants !

Les nouveaux personnages secondaires sont très approfondis : on pense les connaître alors qu’ils nous surprennent sans cesse. Ophélie doit essayer de discerner ses alliés de ses ennemis sous une nouvelle identité : elle s’appelle désormais Eulalie. Tout au long des trois tomes, Ophélie ne cesse d’évoluer, de prendre de l’assurance tout en continuant à être maladroite et à « déjouer les lois de la statistique », comme dirait Thorn.

J’attendais après appréhension et beaucoup d’impatience les retrouvailles entre Thorn et Ophélie et, sans vous en dire plus, elles ne m’ont pas déçue ! Ce sont deux personnages tellement complexes, chacun à leur façon (et tellement attachants aussi) ! C’est un des seuls romans que j’ai lu où l’histoire Lire la suite

Gamer T.3 Fragmentation, de Pierre-Yves Villeneuve

Pour lire mes articles sur les tomes précédents c’est ici (T1) et ici (T2)

On retrouve Laurianne dans ce troisième tome, et sa manie de tout le temps se mettre dans des situations plus délicates les unes que les autres ! Avec ses amis, elle se prépare au championnat mondial de Ligue, s’entraîne beaucoup (et travaille peu…) et rencontre même un coach censé les entraîner. Bref, nous voilà reparti pour un tome mouvementé !

J’avais hâte de lire ce troisième tome et je n’ai pas été déçue : l’histoire est toujours aussi sympathique et pleine de rebondissements. On dirait vraiment que Laurianne a un don pour se mettre dans des situations compliquées (mais bizarrement ça se termine généralement bien) : cette fois-ci, Sarah-Jade est passée en mode veilleuse, mais Zach, un de ses amis, essaye étrangement de se rapprocher de Laurianne, l’entraîneur de leur équipe de Ligue est tout sauf encourageant et agréable, et l’avatar de Laurianne, Stargrrrl, manque de mourir de peu ! Beaucoup de petites intrigues s’entremêlent dans la grande, on n’a donc pas le temps de s’ennuyer.

Je pensais que ce troisième tome était le dernier, j’ai donc été un peu surprise quand je me suis rendue compte que ce n’était pas du tout le cas… et je viens de regarder une vidéo où l’auteur disait ne pas savoir combien il y aurait de tome exactement, peut-être même dix volumes si l’envie était toujours là ! Et… les réponses tant attendues sur ce qui est arrivé à la mère de Laurianne arriveront surement dans le prochain tome ! Bref, si vous voulez en apprendre plus, n’hésitez pas à aller voir cette interview de l’auteur ici (l’accent québécois est un peu déroutant au début !).

Dans les précédents tomes, les passages de l’histoire sur le jeu vidéo Ligue me paraissaient souvent un peu long, là au contraire, ce n’était pas le cas : ils faisaient avancer l’histoire (et étaient même parfois un peu stressant).

Je suis par contre un peu déçue par la couverture, autant la mise en page avec des pixels à l’intérieur est super, autant la couverture ne change pas au fil des tomes (à part la couleur) et n’est pas très attirante je trouve.

En conclusion, j’ai beaucoup aimé retrouver Laurianne et ses amis dans ce tome très mouvementé et j’attends le prochain tome avec impatience (surtout si on en apprend plus sur la mère de Laurianne) !

Merci beaucoup aux éditions Kennes pour cet envoi !

Mlle Jeanne



Hunger games, de Suzanne Collins

Dans un monde futuriste où la population a été séparée en douze districts, Katniss, 16 ans, doit chasser pour survivre et nourrir sa petite sœur, Prim, et sa mère. Chaque année, le Capitole organise des Hunger Games, où deux adolescents de chaque district (une fille et un garçon), des tributs, sont réunis dans un immense terrain clos où ils doivent s’entretuer jusqu’à ce qu’il n’en reste plus qu’un. Cette année là, Prim est désignée comme tribut du district douze… Katniss se porte alors volontaire pour la remplacer.

Au début de ma lecture, j’ai eu un peu de mal à rentrer dans l’histoire, mais une fois que les tributs sont choisis et qu’il commence à y avoir un peu plus d’action, elle devient très captivante. On découvre en même temps que Katniss toutes les faces cachés des jeux (qui sont diffusés à la télévision), l’importance de se faire aimer du public pour avoir des sponsors… bref, plein de petits détails pour avoir plus de chances pour survivre dans l’arène. J’ai particulièrement aimé cette partie de l’histoire de préparation des jeux, et qui m’a fait penser à La course, d’Hina Corel.

Katniss découvre un peu les autres districts pendant son trajet au Capitole ; elle qui vit difficilement depuis la mort de son père, découvre un monde qui vit grâce aux districts ouvriers comme le sien. Le garçon qui l’accompagne, le fils du boulanger est assez drôle mais aussi très énervant au début. Lors des jeux, de nombreux tributs s’allient entre eux pour tuer plus facilement les autres. Katniss préfère rester seule (en tous cas au début). Sa priorité : trouver de l’eau, de la nourriture et un arc, la seule arme qui lui convienne réellement. Lire la suite

Le complexe du papillon, d’Annelise Heurtier et Zouck, de Pierre Boterro, deux romans qui parlent avec justesse de l’anorexie

Bonjour à tous ! Aujourd’hui je voulais vous parler deux livres passionnants traitants du même thème : Le complexe du papillon et Zouck !

Le complexe du papillon est le deuxième livre d’Annelise Heurtier que je lis, après Sweet-Sixteen, que j’ai découvert lors du prix des incorruptibles il y a deux ans.

J’avais lu auparavant un autre livre sur l’anorexie : Zouck, de Pierre Boterro (notamment l’auteur de La quête d’Ewilan). Je n’avais pas encore fait d’article sur ce livre pour la simple raison qu’il m’avait tellement bouleversée que je n’arrivais pas à mettre les mots sur ce que j’en pensais. En effet Zouck, comme Le complexe du papillon arrivent à parler avec tendresse et sensibilité de l’anorexie. A tel point que l’on s’attache énormément aux principaux personnages.

Ces deux romans montrent que l’anorexie est provoquée par un ensemble de petites choses (des remarques extérieures sur le physique, des pensées négatives qui prennent de plus en plus d’importance) que ce n’est pas une lubie d’adolescentes obsédées par leur physique. Dans Zouck, c’est un désir de danser, de correspondre au moule très strict des danseurs, et surtout le regard d’un célèbre danseur venu regarder leur cours qui vont déclencher la maladie. Dans Le complexe du papillon, c’est la perte de sa grand-mère qui va servir d’élément déclencheur. Et puis ensuite vient l’isolement et une incapacité progressive à se confier.

Zouck

Résumé de l’éditeur : « La musique était une onde qui me portait. Toujours plus haut. Je me sentais légère, presque éthérée. J’avais la sensation que mes gestes pouvaient s’affiner jusqu’à devenir parfaits. » Anouck, dite Zouck, a une passion : la danse. Qu’elle partage avec sa meilleure amie, Maiwenn. Jusqu’au jour où elles s’éloignent l’une de l’autre. Zouck, obsédée par l’idée de perdre quelques kilos superflus, se coupe du monde. De son côté, Maiwenn, follement amoureuse, devient de plus en plus distante…

J’avais adoré La quête d’Ewilan, et plus particulièrement la trilogie Ellana, et c’est donc plus au départ pour son auteur que j’avais voulu lire Zouck. Des le début, je me suis vraiment attachée à ce personnage, cette jeune fille qui va tout faire pour pouvoir « mieux » danser. J’ai été impressionnée par la manière dont Pierre Bottero arrive à se mettre si facilement dans la tête d’une jeune fille.

La psychologie de Zouck est très bien développée, on en arrive à ressentir bon nombre de ses émotions et c’est quelque chose qui me plaît beaucoup dans les romans et que j’ai eu dû plaisir à retrouver ici. J’ai trouvé que les privations que Zouck s’inflige étaient très dures, on prend réellement conscience des dimensions à la fois psychologiques et physiques de la maladie. La fin de l’histoire est Lire la suite

L’éveil, de Jean-Baptiste de Panafieu

Bonjour à tous !

Aujourd’hui, je voulais vous parler d’une déception, il s’agit d’un roman engagé sur la condition animale : L’éveil. (je l’ai lu dans une version non définitive, des éléments de l’intrigue ont pu changer)

couv-eveil_330x517Résumé de l’éditeur : Un mystérieux virus semble développer prodigieusement l’intelligence des animaux. À travers le monde, l’épizootie se propage rapidement dans les villes, les élevages, les forêts, affolant les biologistes, les amis des animaux… et les compagnies agroalimentaires.Et si le rapport de force entre les animaux et les hommes s’inversait ? Et si les bêtes décidaient de lutter pour sauver leur peau et leur liberté ?

Mon avis : J’ai eu énormément de mal à lire et à finir ce roman (qui est pourtant très mis en avant par l’éditeur, ne vous contentez donc pas de mon seul avis). Je n’ai pas du tout réussi à rentrer dans l’histoire et à adhérer à la manière dont le sujet est traité.

L’idée en elle-même est intéressante : donner une conscience aux animaux qui créeraient alors leurs propres langues, sociétés, etc. Si le début de l’histoire avec la création du virus est assez réaliste et un peu crédible, le reste de l’intrigue m’a paru complètement surréaliste.Les adolescents décrits sont des génies de l’informatique et de la programmation (tiens, c’est pratique quand même…) et semblent complètement émancipés de leurs parents (très vraisemblable tout ça). Les personnages m’ont semblé peu travaillés, parfois un peu caricaturaux et l’auteur ne s’attarde pas sur les relations entre les personnages et on a l’impression qu’il s’est senti obligé de tisser des liens amoureux qui semblent ainsi un peu en trop. Lire la suite