Cinq questions à Evelyne Brisou-Pellen

Bonjour à tous!

Nous avons pu rencontrer Evelyne Brisou-Pellen, l’auteur de nombreux romans comme la saga Les messagers du temps, les Garin Trousseboeuf, L’héritage d’Anouchka, Alaïre, au salon du livre du festival Etonnants Voyageurs. Nous la remercions d’avoir répondu à nos questions.

image002  Evelyne Brisou-Pellen est née en Bretagne et y vit encore aujourd’hui. Elle a fait des études de lettres, est devenue enseignante et a par la suite commencé à écrire des romans. Elle est l’auteur de plus de 100 romans pour la jeunesse.

1) Faut-il beaucoup se documenter pour écrire des romans historiques ?

Oui, en effet, je lis beaucoup de documents historiques avant de débuter l’écriture d’un roman. Il ne faut surtout pas écrire d’inexactitudes – et encore moins de contre-vérités.

2) Avez-vous une routine particulière pour écrire ?

Particulière non. Je me mets au travail et je commence. Rien que le fait d’allumer mon ordinateur m’appelle… Sa lumière est magique, sans doute.

3) Avez-vous été influencée par des livres ou par des auteurs ?

Difficile de le dire, car tout ce que je lis a certainement une importance. Nous ingurgitons tous des images sans nous en apercevoir. Pour moi, elles constituent une alchimie qui, au lieu de me pousser à imiter l’une ou l’autre source, nourrit une création originale.

4) Vos romans ont presque toujours un lien avec l’Histoire, ou se déroulent dans le passé, lisez-vous vous-même beaucoup de romans historiques ?

Je consulte plutôt des documents. Si je lisais, dans un roman historique, une idée que j’avais moi-même eu envie de traiter, je m’interdirais ensuite de le faire.

Il m’est arrivé qu’une amie me parle d’un projet. Or j’avais le même au même moment. Je ne lui ai pas dit, j’ai abandonné l’idée. Son roman n’a finalement jamais été publié, mais il était trop tard, j’étais passée à autre chose.

5) On retrouve souvent, dans les Garin Trousseboeuf ou dans Les messagers du temps, de petites histoires dans la grande, comment vos idées vous viennent-elles ?

Mes idées viennent au fil de la documentation, j’essaye de mettre mes personnages en situation, je me recrée mentalement leur décor et j’y plonge…

 

Les deux sœurs…



 

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Quatre questions à Jean-Claude Mourlevat

Bonjour à tous!

Nous avons pu rencontrer Jean-Claude Mourlevat, l’auteur de Terrienne, Le chagrin du roi mort, Combat d’Hiver, La rivière à l’envers, lors du salon du livre du festival Étonnants Voyageurs 2015. Nous le remercions d’avoir accepté de répondre à nos questions!

portrait_mourlevat  Jean Claude Mourlevat est un auteur français né en 1952, il a écrit de nombreux romans comme Terrienne, Le chagrin du roi mort, Le combat d’Hiver…

 

1) D’où vous sont venues vos idées pour écrire Terrienne ? Avez-vous été influencé par des romans de science-fiction ?

Non, je n’ai pas eu beaucoup d’influences car j’ai très peu lu de science-fiction. Terrienne était un sujet de science-fiction mais ce n’est pas mon genre de prédilection. J’ai eu l’idée d’écrire Terrienne car c’était un territoire que je n’avais jamais exploré, quelque chose que je n’avais pas encore fait.

2) De La rivière à l’envers à Terrienne en passant par Le combat d’hiver, vos écrits ont toujours un rapport avec la nature et les saisons, est-ce quelque chose d’important pour vous ?

C’est vrai que je suis plus inspiré par le froid que par le chaud. Dans le Chagrin du roi mort, dans le Combat d’hiver et dans La rivière à l’envers, il fait froid ! J’essaye plus de restituer l’idée du temps qui passe que les saisons. Par exemple, dans Et je danse aussi, j’aborde avec Anne-Laure Bondoux le thème de la vieillesse.

3) Avez-vous une routine particulière pour écrire ?

Je n’ai pas de routine ni de rituel pour écrire. Ou je suis dans l’histoire et je peux écrire n’importe où, ou je ne suis pas dans l’histoire… Que je travaille dans le train ou à mon bureau, l’important est d’être mentalement dans mon projet.

4) Avez-vous été influencé par certaines lectures pour la construction de vos personnages ?

Certainement, je lis beaucoup et je ne pourrais pas écrire si je ne lisais pas. Je m’inspire de lectures, films et musiques. La réponse est oui dans tous les cas.

Les deux sœurs…



Cinq questions à Cindy Van Wilder

Bonjour et bon 14 juillet !

Nous avons pu rencontrer Cindy Van Wilder, l’auteur(e) des Outrepasseurs, au salon du livre du festival Etonnants Voyageurs. Nous la remercions d’avoir accepté de répondre à nos questions !

 

Cindy Van Wilder est née en 1983, en Belgique. Elle est traductrice et écrivain. Les Héritiers, le premier tome des Outrepasseurs, est son premier roman édité aux éditions Gulf Stream.

 

 

1) D’où vous sont venues vos idées pour écrire la saga des Outrepasseurs ? Avez-vous été influencée par des romans fantastiques ou historiques concernant la période du Moyen-Age ?

J’ai été influencée par beaucoup de livres. D’abord par le roman de Renart qui a été une inspiration maîtresse pour les noms et les personnalités des personnages et ensuite ce sont toutes mes lectures qui ont formé mon imagination : Zola, Fred Vargas, Leonora Miano, Charlotte Bousquet, Carina Rozenfeld.

Ce projet des Outrepasseurs a longtemps mûri, le premier jet a été très rapide et je l’ai ensuite retravaillé avec l’aide du collectif CoCyclics.

2) Vous avez été l’une des auteurs du site communautaire CoCyclics, jusqu’où ce site vous a-t-il aidée dans l’écriture du premier Outrepasseurs ? Quel est le processus d’accompagnement de l’auteur ?

Il y a plusieurs processus d’accompagnement de l’auteur. En fonction du genre du texte, si c’est un roman ou une nouvelle, il y a des groupes et des espaces de travail différents. Oui, ça m’a énormément aidée.

3) Etant passée du numérique au livre papier, quel avis avez-vous sur ces deux formats ? Croyez-vous en ce développement -très rapide- du numérique ?

Je lis beaucoup de livres numériques et je crois vraiment aux deux.

4) Avez-vous une routine particulière pour écrire ?

Aucune. Je travaille à plein temps comme traductrice et j’écris quand c’est possible, quand j’ai du temps libre.

5) Certains romans vous ont-ils influencée dans la construction de vos personnages ?

Oui, il y a, par exemple, la saga du Trône de Fer ou encore Zola qui m’ont influencée parce qu’il n’y a jamais de manichéisme (les personnages ne sont ni tout blanc ni tout noir) et que c’est ce que je recherche dans mes romans.

 

Les deux sœurs…



Quatre questions à Jérôme Noirez

Bonjour à tous !

Nous avons pu rencontrer Jérôme Noirez, l’auteur de Brainless, au salon du livre du festival Etonnants Voyageurs. Nous le remercions d’avoir accepté de répondre à nos questions !

 Jérôme Noirez, né en 1969 est un romancier français auteur d’une vingtaine de romans comme Féerie pour les Ténèbres, Fleurs de dragon, Desolation road ou Brainless.

 

1) D’où vous sont venues vos idées pour écrire Brainless ? Avez-vous été influencé par d’autres romans de zombies ?

Non, les romans de zombies ne m’ont pas influencé dans la mesure où je ne crois pas en avoir lu un seul. Je dirais que mes influences ont plutôt été cinématographiques. Mon idée était de regrouper deux genres cinématographiques qui me plaisaient beaucoup : les films de zombies et les teen-comédies, souvent dans la démesure, grivoises et comiques.

 2) Comment définiriez-vous Electrogène, la nouvelle collection des éditions Gulf Stream ?

C’est compliqué de la définir puisque mon roman est le premier de la collection. Si je devais me baser uniquement sur Brainless, je dirais que c’est une collection qui arrache.

 3) Avez-vous une routine particulière pour écrire ?

Pas vraiment. Je ne prends pas tellement appui sur une routine, un rituel particulier. Je travaille, c’est tout. En priorité le matin, car c’est là qu’on a l’esprit le plus clair.

 4) Vos lectures vous influencent-elles pour la construction de vos personnages ?

Pas tant que ça, mes lectures influencent surtout ma manière d’écrire. En fait, je n’ai pas l’impression de construire mes personnages. Ils se construisent plutôt eux-mêmes quand je les confronte au récit.

 

 

Les deux sœurs…