Ninn T3. Les oubliés de Darlot et Pilet

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Alors que Ninn fait du ménage dans le phare, elle découvre la sacoche de l’ancien gardien et y trouve un mystérieux journal intime, celui d’Eponine Malvenüe. Entre enquête dans les métros parisiens, lecture du journal et visite des Grands Lointains, Ninn part à la recherche de cette femme qui l’intrigue tant et dont le chemin semble croiser le sien…

J’ai adoré cette bande dessinée, autant que les deux premiers tomes si ce n’est plus ! Tout d’abord, la couverture est absolument magnifique avec toutes ses incroyables nuances de bleu… Quoi de mieux pour commencer sa lecture ? A l’intérieur, les illustrations sont toutes plus belles les unes que les autres et l’alternance des passages entre Ninn et le journal intime est particulièrement réussie, marquée par un changement de typographie, une nouvelle gamme de couleurs et un fond contrasté. L’univers de la BD est encore plus développée dans ce tome-ci : on en apprend plus sur Ninn et les Grands Lointains mais on rencontre tellement de nouveaux personnages qu’on a l’impression que le mystère s’épaissit encore plus ! Ninn résout une enquête tout au long de l’histoire, autant pour connaître sa véritable identité que celle d’Eponine ou comprendre ce que sont vraiment Les Grands Lointains. Le lecteur est balloté entre une multitude d’endroits plus différents les uns que les autres : Paris et ses souterrains, Les Grands lointains, l’avion d’une jeune femme au début du XXe siècle et une boucle temporelle coincée en 1942. Chaque page est donc remplie d’une foule d’informations et les péripéties s’enchainent les unes après les autres pour former une histoire dense… qui nous laisse sur notre faim ! Les toutes dernières pages ne nous donnent en effet qu’une envie : lire la suite pour connaître la vérité !

En bref, Ninn est une bande dessinée incroyable à lire absolument, qui renferme de sublimes illustrations, une histoire passionnante et un univers très original mêlant les genres fantastique, policier et historique.

marguerite à la folie

Pour lire nos articles sur les deux premiers tomes c’est ici et ici !

J’ai eu la chance de rencontrer les deux auteurs/illustrateurs au salon du livre de Montreuil et de faire dédicacer ce troisième tome d’une magnifique illustration de Ninn….

Un grand merci aux éditions Kennes pour cet envoi ! 😉

Kennes

Mlle Jeanne



 

 

 

 

 

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Gramercy Park, de Timothée de Fombelle et Christian Cailleaux

New York, dans les années 1950. Une jeune femme est apicultrice sur le toit d’un building de Manhattan. Chaque jour, elle observe son voisin dans l’immeuble d’en face, un puissant homme noir d’une quarantaine d’années qui terrorise ses employés, jusqu’à connaître ses plus intrigantes habitudes…

L’avis de Mlle Jeanne : « La consolation. Tous, ils cherchent la consolation. » Dès les toutes premières phrases, le mystère s’installe et une magnifique bande dessinée aux multiples facettes commence ! Pendant toute ma lecture, j’étais transportée dans cet univers de polar un peu sombre et pourtant plein d’espoir : petit à petit on se rend compte que c’est bien plus qu’une romance et que quelque chose nous échappe. Les passages à New York alternent avec des flash back à Paris notamment, qui nous en apprennent toujours un peu plus alors que le mystère s’épaissit.

La fin de l’histoire est absolument géniale. Je n’avais rien deviné et je suis restée bouche-bée, surprise… Bref je me suis laissée cueillir. A ce moment là et même plus tard en y repensant, on se rend compte de tous les indices qui sont disséminés tout au long de l’histoire et on n’a qu’une envie : recommencer du début pour replonger dans cet univers et trouver toutes les traces, les indications à double sens. Car rien n’est dit clairement, ce qui laisse une grande place à l’interprétation et à l’imagination. La couverture est très belle mais elle ne prend réellement son sens qu’à la fin de l’histoire, quand on comprend tout…

Les illustrations sont magnifiques et s’accordent très bien avec la poésie du texte. La gamme de couleurs utilisée est assez large et un peu sombre, ce qui renforce le côté polar de l’histoire. Certaines d’entre elles sont tout particulièrement originales et belles, les gros plans du visage de Madeleine sont mes préférées. Lire la suite

Le journal d’Anne Frank, d’Ari Folman et David Polonsky (BD)

Anne, une adolescente de confession juive de 13 ans vit à Amsterdam avec sa famille malgré la deuxième guerre mondiale qui fait rage. Alors que les mesures du gouvernement à l’encontre des juifs ne font qu’augmenter, Anne voit ses droits se restreindre petit à petit. Le 6 juillet 1942, elle part se cacher à l’Annexe avec ses parents, sa sœur et une autre famille de juifs. S’en suivent deux longues années où elle n’a pour confidente que Kitty, son amie imaginaire à qui elle écrit dans son journal.

Vous avez peut-être déjà lu le journal d’Anne Frank dans sa version française, redécouvrez la maintenant en bande dessinée !

J’avais vraiment adoré le journal d’Anne Frank quand je l’avais lu : le récit est vraiment très intéressant, captivant, atroce aussi… et dont l’authenticité fait froid dans le dos. Si une chose m’avait marquée, c’était que dans mes souvenirs, Anne Frank écrivait vraiment très bien pour une jeune fille de treize ans : dans son journal, elle arrive à décrire ses émotions et à prendre beaucoup de recul sur les situations auxquelles elle est confrontée. J’avais un peu peur que l’aspect écriture disparaisse dans la bande dessinée mais certaines pages sont restituées dans leur intégralité et on peut donc retrouver Anne Frank à travers ses propres mots.

Toutes les illustrations et plus particulièrement celles qui s’étendent sur une double page, sont frappantes et magnifiques. Dans la BD, on retrouve toutes les petites intrigues, les ressentiments entre les habitants de l’Annexe comme dans le roman, le tout illustré avec humour. Malgré cette vie cachée aux yeux de tous, on voit qu’Anne Frank a les mêmes envies que « tous les adolescents de son âge » (sans entrer dans les clichés…) : tout ce qu’elle aimerait c’est pouvoir vivre comme avant, aller à l’école, revoir ses amis…

Le seul point qui m’a un petit peu déçue dans l’adaptation est la fin. Je me souviens avoir été choquée par la fin du livre : le journal s’arrête brutalement et c’était vraiment à ce moment que je m’étais rendue compte que c’était une histoire vraie, que l’héroïne à laquelle je m‘étais progressivement attachée n’allait pas survivre… La bande dessinée finit également par la dernière lettre et pourtant c’est différent. Je ne sais pas trop comment l’expliquer, mais je l’ai trouvée moins frappante et brutale que lors de ma première lecture. Peut-être tout simplement parce que je m’y attendais ? En feuilletant simultanément les pages directement extraites du journal de la bande-dessinée et le livre, je me suis rendue compte que ce n’étaient pas les mêmes traducteurs, ce qui peut également expliquer quelques différences.

Bref, j’ai vraiment beaucoup aimé retrouver l’histoire d’Anne Frank à travers cette bande dessinée que je vous conseille vraiment (tout autant que le journal en lui-même) : c’est une adaptation très réussie qui donne une nouvelle vision de l’histoire tout en lui étant très fidèle !

L’avez- vous lu ? N’hésitez pas à commenter pour donner votre avis ! 🙂

Mlle Jeanne



Les carnets de Cerise, de Joris Chamblain et Aurélie Neyret

Bonjour à tous !

Un nouvel article sur les Carnets de Cerise et cette fois ci sur les cinq tomes !

Cerise est une fille d’une dizaine d’années qui vit seule avec sa mère. Elle rêve de devenir écrivain et aime imaginer la vie secrète des gens qu’elle rencontre. Avec ses deux amies, Line et Erica, Cerise a décidé de résoudre des mystères…

 A chaque tome, de nouvelles aventures ! Dans le premier tome, on a affaire à un zoo abandonné qui reprend vie, dans le deuxième, à un livre qui renferme beaucoup de secrets, le troisième nous fait découvrir l’atelier d’une relieuse et une chasse au trésor grandeur nature, dans le quatrième, Cerise participe à un jeu où il faut découvrir des énigmes dans un manoir… et dans le cinquième, c’est elle le mystère.

Car, si chaque tome relate une aventure bien distincte des autres, on retrouve à chaque fois les même personnages, comme Line et Erica, les deux amies de Cerise, Annabelle Desjardins, une romancière… et bien sur la mère de Cerise. Mais, dans les quatre premiers tomes planait un autre mystère, qui restait entier : le père de Cerise. Est-il mort ? Parti ? Réponse dans le cinquième tome !

Dans ce dernier volume, Cerise est accompagnée par sa mère dans un chemin qui s’avère difficile : essayer de se souvenir de ce qui s’est passé alors qu’elle était toute petite, se rappeler ce qu’elle a évacué malgré elle et qui l’a si profondément marquée.

Au fil des tomes, on apprend donc à connaître un peu mieux les personnages (jusqu’au dernier tome, qui ne manque pas de révélations) et je me suis vraiment beaucoup attachée au personnage de Cerise. Elle est présentée avec beaucoup de qualités mais aussi avec ses défauts : elle n’est pas toujours très à l’écoute des autres, parfois un peu trop curieuse… Et je crois que c’est en lisant le cinquième tome que j’ai pour la première fois eu envie de pleurer en lisant une bande dessinée. J’étais à fond dans l’histoire, et il y a une illustration à la page 33, pour être exacte, qui est impressionnante, très Lire la suite