La stratégie Ender, d’Orson Scott Card

Après une opération permettant de lui enlever son moniteur, appareil qui observait ses faits et gestes depuis sa naissance, Ender, six ans, est seul pour la première fois de sa vie, sans personne pour le surveiller et le protéger au moindre problème. Mais cette solitude ne dure pas, un homme ne tarde pas à venir le chercher pour le faire entrer dans une école. L’école de la guerre.

J’ai vu le film (sorti en 2013) il y a deux ans environ, et j’avais beaucoup aimé. C’est lui qui m’a donné envie de lire le livre, en partie parce que je voulais connaître la suite de l’histoire. La stratégie Ender est le premier tome du cycle d’Ender, composé de quatre tomes. Il existe aussi une série qui raconte l’histoire des personnages secondaires du cycle d’Ender : La saga des Ombres, constituée de six tomes, et d’autres sagas/romans ou histoires parallèles (certaines ne sont pas traduites en français). Bref, il faut se préparer à beaucoup de lectures si on veut lire l’intégralité des séries ! Pour l’instant, je vais me contenter des quatre tomes du cycle d’Ender 🙂 !

L’univers de ce roman de science-fiction est très développé : on découvre progressivement le monde dans lequel Ender évolue, à ses côtés. Déjà, s’il y a une grande différence entre le film et le livre, c’est la différence d’âge des personnages. Au début du roman, Ender a six ans et la majeure partie de l’histoire est concentrée sur son enfance, alors que dans le film, il est adolescent. L’école de la guerre forme des enfants pour qu’ils deviennent des officiers, des généraux de l’armée pour une ultime guerre contre les doryphores, des créatures extra-terrestres. Elle sélectionne les meilleurs enfants, les plus prometteurs, dans la vision de les former loin de leur famille pendant plusieurs années, mettant leur enfance entre parenthèses. L’âge des personnages est déroutant : Ender est très mature, il n’a pas le comportement d’un enfant, et on ne le considère pas comme tel (ou alors seulement quand ça arrange ses supérieurs). Leurs entraînements/combats sont… assez difficiles à décrire ! Ils m’ont fait penser à des jeux vidéos et demandent beaucoup d’inventivité pour les stratégies (d’où le choix des enfants qui sont censés être plus créatifs).

En plus de l’histoire principale, on suit celle du frère d’Ender, Peter, et de sa sœur, Valentine, restés sur Terre (l’école de la guerre est dans un vaisseau spatial). Leurs relations, même avec Ender, sont très ambiguës. Peter, l’aîné est décrit comme violent et menaçant envers ses frères et sœurs. Ender a peur de lui ressembler quand il a des accès de violence (qui sont pourtant des actes de légitime défense)… bref, leurs relations sont compliquées. Ils sont tous les trois très différents des enfants de leur âge. Ender est un Troisième (le troisième enfant), normalement pas accepté, mais récupéré par l’école pour obtenir un mélange de Peter et Valentine (Peter était l’un de leurs meilleurs élèves, ils ont demandé Valentine dans l’espoir d’avoir un Peter plus modéré. Valentine était trop modérée, ils ont demandé Ender). Avec Ender, on découvre l’histoire des doryphores, des guerres et des avancées technologiques. Avec Peter et Valentine, Lire la suite

Publicités

Hunger games, de Suzanne Collins

Dans un monde futuriste où la population a été séparée en douze districts, Katniss, 16 ans, doit chasser pour survivre et nourrir sa petite sœur, Prim, et sa mère. Chaque année, le Capitole organise des Hunger Games, où deux adolescents de chaque district (une fille et un garçon), des tributs, sont réunis dans un immense terrain clos où ils doivent s’entretuer jusqu’à ce qu’il n’en reste plus qu’un. Cette année là, Prim est désignée comme tribut du district douze… Katniss se porte alors volontaire pour la remplacer.

Au début de ma lecture, j’ai eu un peu de mal à rentrer dans l’histoire, mais une fois que les tributs sont choisis et qu’il commence à y avoir un peu plus d’action, elle devient très captivante. On découvre en même temps que Katniss toutes les faces cachés des jeux (qui sont diffusés à la télévision), l’importance de se faire aimer du public pour avoir des sponsors… bref, plein de petits détails pour avoir plus de chances pour survivre dans l’arène. J’ai particulièrement aimé cette partie de l’histoire de préparation des jeux, et qui m’a fait penser à La course, d’Hina Corel.

Katniss découvre un peu les autres districts pendant son trajet au Capitole ; elle qui vit difficilement depuis la mort de son père, découvre un monde qui vit grâce aux districts ouvriers comme le sien. Le garçon qui l’accompagne, le fils du boulanger est assez drôle mais aussi très énervant au début. Lors des jeux, de nombreux tributs s’allient entre eux pour tuer plus facilement les autres. Katniss préfère rester seule (en tous cas au début). Sa priorité : trouver de l’eau, de la nourriture et un arc, la seule arme qui lui convienne réellement. Lire la suite

Miss Peregrine et les enfants particuliers, le film !

miss-peregrine-film

Cela faisait très longtemps que j’avais envie de voir ce film  de Tim Burton (depuis ma lecture du premier tome en fait). Je l’ai vu en version française, mais les voix et les dialogues sonnaient tout de même bien. Le début du film est assez fidèle au premier tome même s’il y a bien sur de petits changements. Par exemple, les pouvoirs d’Emma et Olive ont été échangés : Emma maîtrise l’air alors qu’Olive maîtrise le feu. La mise en place de l’univers était un peu longue puisque je le connaissais déjà. La boucle temporelle est vraiment comme je me l’imaginais : joyeuse, vivante et intrigante. Eva Green incarne très bien le personnage de Miss Peregrine : autoritaire mais bienveillante. A partir du moment (attention petit spoiler) où l’estre pénètre dans la boucle, le scénario du film commence à Lire la suite