A propos Yoko

Les pépites de Jack London est un blog consacré à Jack London et à ses livres ; j'espère réussir à vous donner envie de découvrir quelques uns de ses passionnants romans comme Radieuse Aurore, le Talon de fer ou Martin Eden ! With my blog, I want to communicate my passion about Jack London’s books. Depuis bientôt un an, nous avons également créé avec ma sœur, Mlle Jeanne, un blog où vous pourrez retrouver nos avis sur nos lectures ! :)

Sur notre table de nuit… #112

Aujourd’hui c’est lundi, qu’avez-vous sur votre table de nuit ?

Cette semaine j’ai lu le premier tome des Chroniques du monde émergé de Licia Troisi et Silhouettes, un recueil de nouvelles de Jean Claude Mourlevat.

    résumé de l’éditeur Lorsqu’elle découvre que son acteur préféré tourne un film près de chez elle, Pauline s’inscrit au casting pour être «Silhouette». Puisque ses jours sont comptés, monsieur Duc tente de se faire pardonner des personnes qu’il a pu blesser au cours de sa vie. Dans le car qui l’emmène en colo, Guillaume décide de retourner délivrer son chat, qu’il a enfermé par erreur dans sa chambre.

En ce moment je lis Raison et sentiments de Jane Austen…

… Et ensuite, je pense toujours lire Flora Banks, d’Emily Barr !

 résumé de l’éditeur : 

DIX
L’âge que j’avais quand mon cerveau s’est détraqué.

HUIT
Années de validité de mon passeport.

SIX
Le nombre de personnes qui me cherchent au Spitzberg, dans l’Arctique.

QUATRE
L’âge auquel j’ai rencontré ma meilleure amie.
Je ne dois plus jamais l’appeler, ni lui envoyer de SMS.

DEUX
Deux cailloux noirs. L’un m’appartient, l’autre est à Drake.
Je le rejoindrai, où qu’il soit.

UN
Un souvenir. C’est tout ce qu’il me reste.

Et vous alors, qu’avez-vous sur votre table de nuit ?

Mlle Jeanne



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Sucre et acné

Bonjour à tous et à toutes !

Je reviens aujourd’hui pour le premier article d’une série qui… ne parlera pas de livres ! En effet j’ai nettement moins de temps qu’auparavant pour lire ou bien ce sont des livres pour les cours (et j’avoue que vous faire des articles sur mes devoirs pendant mon temps libre me branchait moyennement ^^) et donc je me suis dit que j’allais vous partager en vrac quelques découvertes, prises de consciences, réflexions, remises en cause, etc qui m’agitent régulièrement !

Comme environ cinq millions de français, comme vous peut-être, je souffre d’acné. Une maladie de la peau qui a la fâcheuse manie de pourrir la vie des personnes concernées. Evidemment, il y a bien pire, mais l’acné à des ressorts à la fois sociaux, psychologiques et alimentaires qui peuvent être problématiques.

(Je ne rentrerai que très peu dans les détails scientifiques et médicaux dans cet article car je ne suis pas du tout qualifiée donc je vous laisser vous documenter sur l’aspect général de cette maladie sur internet !)

Retour donc au thème central de cet article : quels peuvent être les impacts d’une forte consommation de sucre sur notre peau ?

Et bien pour certaines personnes ces impacts peuvent être très importants. J’étais jusqu’à il y a environ quatre mois complètement sceptique vis à vis de ce lien entre l’alimentation et l’acné que j’estimais à peu près aussi crédible que n’importe quelle légende urbaine. Et puis j’ai lu quelques articles comme celui-ci, et celui- et encore celui- qui reprennent des sources scientifiques que l’on peut trouver en accès libre sur internet. En résumé la consommation de sucres raffinés entraîne une production d’insuline très rapide et avec elle d’autres hormones, notamment celle qui peut être à l’origine de l’acné pour les personnes qui présentent un terrain favorable.

Donc après près de deux ans d’acné « adulte », après avoir essayé les traitements dermatologiques locaux (les crèmes type cutanyl et consorts), un peu désespérée de me taper autant de problèmes de peau (l’acné étant la cerise sur le gâteau) j’ai arrêté de manger tous les produits contenant du sucre raffiné (en vrac : yaourts sucrés, crèmes desserts, gâteaux et tous les sucres cachés) que j’ai remplacés par des fruits (beaucoup de fruits 🙂 ). Et en trois mois, mon acné a presque disparu : plus de microkystes sous la peau, plus de gros boutons qui se voient comme le nez au milieu de la figure, j’ai encore quelques poussées occasionnelles mais très facilement tolérables. Bref, une révélation.

Je ne peux pas vous dire si de telles mesures fonctionneront pour vous mais je ne peux que vous conseiller de chercher quelles sont les vraies causes de votre acné (et de refuser de vous contenter d’en traiter les symptômes) : des intolérances alimentaires peuvent être en cause (lait, gluten ou autre), du stress mal canalisé, des produits cosmétiques inadaptés, etc.

En attendant, pour savoir si, comme moi, c’était le sucre le grand vilain de l’histoire 🙂 , voici ce que vous pouvez faire pendant deux semaines histoire de voir si vous observez des résultats :

-remplacer tous vos desserts sucrés par des fruits (sucrés également mais leurs fibres permettent une assimilation du sucre plus lente et donc des pics d’insuline beaucoup plus faibles)

-investir dans des sucres moins raffinés (sirop d’agave, sucre de fleur de coco (mais qui restent assez chers))

-traquer tous les sucres cachés dans les produits transformés

-vous mettre aux céréales moins transformées (pâtes complètes, pain complet, etc)

-vous mettre au porridge (non sucré) le matin

J’espère que cet article a pu vous aider, n’hésitez pas à venir en discuter dans les commentaires !

Yoko



Ces gens qui ont peur d’avoir peur – Mieux comprendre l’hypersensibilité, d’Elaine N. Aron

Bonjour à tous et à toutes ! J’espère que vous allez bien, cela faisait longtemps que je n’avais pas écrit d’article pour le blog ! Le livre dont je vais vous parler aujourd’hui est très différent de ce qu’on a l’habitude de proposer ici avec Mlle Jeanne et à vrai dire je n’écris pas tellement cet article pour moi mais pour potentiellement permettre à d’autres de mieux comprendre l’hypersensibilité et même pour certain(e)s de mieux se comprendre eux-mêmes.

Ces gens qui ont peur d’avoir peur (d’ailleurs, petit aparté, le titre français n’est vraiment pas terrible, en anglais cela donnait The highly sensitive person, plus sobre mais beaucoup plus clair) est le fruit des recherches d’Elaine Aron, psychologue et psychothérapeute américaine, sur l’hypersensibilité. Elle définit donc l’hypersensibilité et décrit toutes les situations et domaines de la vie pour lesquels une personne hypersensible aura une perception différente de la situation que les autres. Le livre revêt donc un aspect théorique et pratique (les exercices sont irréalisables mais ses conseils précieux).

Mais alors, qu’est-ce que l’hypersensibilité ? Une caractéristique qui touche entre 15 et 20% de la population et que je résumerais par le fait de percevoir sensoriellement énormément de choses (émotions -les siennes et parfois celles des autres-, bruits, odeurs, lumière, contact physique) sans réussir à tout traiter et à tout accepter ce qui peut produire un mal être très fort. Mais pour plus de précisions je vous laisse deux passages du livre (le livre entier est une définition très détaillée…) :

« Les hypersensibles sont assaillis par une foule de messages et perçoivent des nuances qui échappent aux autres. Ce qui semble normal aux autres, la musique forte ou la foule, peut se révéler extrêmement stimulant et, donc, stressant pour les hypersensibles. »

 

« En résumé, vous captez les nuances subtiles qui échappent aux autres et, tout naturellement, vous parvenez à un degré de stimulation tel que vous vous sentez mal à l’aise. »

Ainsi Elaine N. Aron nous fait découvrir les subtilités de ce trait de caractère et développe ensuite toute une analyse (on n’est plus dans le livre universitaire que dans le livre de développement personnel) en vous poussant, si vous vous reconnaissez dans cette description, à recadrer tout votre vécu en fonction de cette nouvelle donnée : cela permet de se rendre compte que beaucoup de souvenirs douloureux ou un peu honteux étaient dus à une mauvaise gestion de l’hypersensibilité, à mieux comprendre comment vous pouvez éventuellement améliorer vos rapports sociaux, à plus écouter ses sensations et son corps. Il y a également tout un chapitre sur l’hypersensibilité et les relations amoureuses.

Mieux comprendre ce trait de caractère et l’accepter peut permettre de voir son stress diminuer et surtout de mettre en place un certain nombre de petites dispositions personnelles pour mieux gérer cette hypersensibilité. Et surtout vous prendrez conscience des nombreux atouts qu’apporte une sensibilité très développée (ressentir énormément d’émotions en regardant un film, en lisant un livre, en mangeant un met qu’on apprécie et, une fois qu’on le gère mieux, être plus à l’écoute des autres, etc).

Pour prendre un exemple pratique, je ne gérais ni mes émotions ni mon stress (et même si j’ai fait des progrès considérables en un peu plus de deux mois, je pense qu’il s’agit de l’apprentissage de toute une vie) et ce livre m’a également permis de réaliser que je ne supportais pas les bruits trop forts (et cela s’est vérifié depuis, autant en cours qu’en soirée…). Mais ce n’étaient que des constats, or l’intérêt de ce livre c’est qu’il permet d’amorcer toute une réflexion et de progressivement trouver ses propres solutions. Par exemple, acheter un casque anti-bruit (type casque de chantier, d’une élégance inégalable 😉 ) pour pouvoir réviser au calme et s’isoler quand on en ressent le besoin, se mettre à la méditation (le programme gratuit de découverte de l’appli Petit bambou est génial !) parce que cela permet d’évacuer un certain nombre de tensions et d’émotions, ou de manière un peu plus drastique arrêter le sucre raffiné car il peut provoquer des pics d’hypo et d’hyperglycémies qui parfois produisent beaucoup de stress et d’anxiété (je vous renvoie vers ces très bons articles : https://www.lavieepanouie.com/stress-et-sucre/ & http://friendly-beauty.com/2014/11/04/pourquoi-et-comment-jai-arrete-le-sucre-blanc/ & http://www.leblogbleu.com/2015/05/journal-de-bord-de-mon-arret-du-sucre-semaine-1/ ).

En bref, ce livre a été une révélation et il peut l’être pour vous aussi. Il peut vous apprendre à mieux gérer votre hypersensibilité et également vous permettre de vous sentir mieux ce qui est essentiel 🙂 ! Et si vous avez des questions ou des remarques, n’hésitez pas à les poster en commentaire 🙂 ! En attendant je vous mets le lien vers le site de l’auteure : http://hsperson.com/.

Yoko



 

De la liberté, de John Stuart Mill (chap 1 et 2)

Bonjour à tous !

Aujourd’hui je continue sur ma lancée de l’année en vous copiant ici l’une de mes fiches de lecture de philo. L’occasion j’espère de vous donner envie de découvrir quelques philosophes (qui restent accessibles quand même) comme aujourd’hui John Stuart Mill. Je n’ai lu que les deux premiers chapitres (les deux premières parties en fait) de son livre De la liberté qui traitent essentiellement de la vision de la liberté de Mill et de la liberté d’expression. Notre prof nous l’avait fait lire car on est en année électorale et, même si cette fiche de lecture reste très scolaire, je vous encourage à la lire car les idées de Mill sur la liberté d’expression sont très intéressantes, et surtout à mon sens nécessaires : il suffit de regarder un débat politique télévisé pour comprendre que certaines de ses idées visaient justes (enfin il ne s’agit que de mon avis 🙂 ).

Courte biographie de l’auteur :

John Stuart Mill est né le 20 mai 1806 à Londres et est mort le 8 mai 1873 à Avignon. Philosophe et économiste britannique, il a été l’un des penseurs libéraux les plus influents de son temps et a écrit des textes engagés sur l’économie, la liberté, la démocratie ou bien le féminisme parmi lesquels Principes d’économie politique (1844), De la liberté (1859), De l’assujettissement des femmes (1860) ou des Essais sur Tocqueville et la société américaine.

 

Chapitre 1 : Introduction

J-S Mill débute en expliquant qu’il va parler dans son essai de la liberté sociale ou civile plutôt que du libre-arbitre et plus précisément de « la nature et les limites du pouvoir que la société peut légitimement exercer sur l’individu ». En effet il s’agit là d’une question qui divise toute l’humanité et que l’on pourrait simplifier en se demandant s’il vaut mieux vivre sous une dictature ou sous une démocratie. Là-dessus J-S Mill a une réponse originale puisque selon lui les gouvernements autoritaires conviennent aux « barbares » et les hommes évolués doivent, eux, vivre en démocratie. Il explique ensuite que le pouvoir des gouvernants est ressenti à la fois comme nécessaire et extrêmement dangereux : comme une arme qu’ils peuvent retourner contre leurs sujets et contre leurs ennemis extérieurs. Il montre ainsi que c’est pour cela qu’on a voulu que les dirigeants soient issus du peuple pour que leurs intérêts et leur volonté soient les intérêts et la volonté de la nation. Mais il explique ensuite que le problème est que les gouvernants issus du peuple ne le sont finalement pas toujours (voire très rarement) et que progressivement la classe gouvernante se différencie de la classe gouvernée (ce que l’on peut reprocher aujourd’hui aux énarques en France par exemple).

J-S Mill montre ensuite les problèmes que pose la « tyrannie de la majorité », en effet la majorité impose à la minorité ses décisions et est dangereuse car elle applique toujours les décisions qu’elle prend. En fait J-S Mill veut trouver le juste milieu entre indépendance individuelle et contrôle social : « l’objet de cet essai est de poser un principe très simple, fondé à régler absolument les rapports de la société et de l’individu dans tout ce qui est contrainte ou contrôle, que les moyens utilisés soient la force physique par le biais de sanctions pénales ou la contrainte morale exercée par l’opinion publique. Ce principe veut que les hommes ne soient autorisés, individuellement ou collectivement, à entraver la liberté d’action de quiconque que pour assurer leur propre protection. »

J-S Mill explique donc que l’Etat doit permettre la liberté de l’individu, tant qu’il n’entrave pas la liberté des autres.  Or la société impose en permanence à ses membres ses notions de perfection personnelle ou sociale et les dirigeants veulent souvent imposer leur manière de penser aux citoyens. Cependant la liberté de pensée reste la morale politique de tous les pays qui se disent tolérants et ont des institutions libres. J-S Mill en déduit donc que les fondements tant philosophiques que pratiques de la liberté d’expression ne sont donc pas si connus que cela.

Chapitre 2 : De la liberté de pensée et de discussion

J-S Mill rappelle que la liberté de la presse, même si elle est parfois un peu malmenée, n’est jamais remise en question dans les pays démocratiques. Il affirme ensuite que ni l’Etat ni le peuple ne doivent jamais exercer de pouvoir de coercition et que si tous les hommes moins un partageaient la même opinion ils ne devraient pas avoir le pouvoir d’imposer le silence à cet homme-là.

Il affirme ensuite que réprimer une opinion revient à « voler l’humanité ». En effet si l’opinion est juste on enterre la vérité et si l’opinion est fausse on empêche la vérité de s’exprimer et de démontrer pourquoi elle était fausse.

Lorsque les hommes cherchent à supprimer une opinion qui est vraie ils pensent généralement que leur certitude est absolue et a donc valeur de vérité : ainsi ceux qui la contestent ne devraient pas avoir le droit de trancher pour tout l’humanité.  Pour J-S Mill les hommes oublient dans ces cas-là qu’ils sont faillibles, à l’image de princes incontestables. Mais si le jugement des hommes est faillible, faut-il pour autant les empêcher d’exercer ce jugement ? Pour J-S Mill il faut que tout le monde puisse s’exprimer, au risque de se tromper car s’ils usent de leur raison les hommes agiront ensuite du mieux qu’ils pourront. Il faut donc présumer juste son opinion raisonnée sans l’affirmer comme étant une vérité absolue. En effet l’homme par la discussion et l’expérience peut corriger ses erreurs. En ce qui concerne la liberté de pensée, la discussion est essentielle pour J-S Mill. Il faut accorder de l’importance aux opinions des autres, savoir écouter, pour trancher et estimer vraie son opinion ou non. En fait, il s’agit d’une forme de sagesse que décrit ici J-S Mill. Il poursuit ensuite en disant qu’ainsi on ne peut pas imposer une religion à un autre que soi (on retrouve la liberté de culte) car les croyances relèvent de l’opinion et doivent donc être discutées.

J-S Mill s’attaque ensuite à l’opinion généralement répandue que « la persécution est une épreuve que la liberté doit subir, et qu’elle subit toujours avec succès, puisque les sanctions s’avèrent toujours impuissantes contre la vérité ». Il affirme en effet que l’apport d’une opinion nouvelle ne doit pas être persécutée mais discutée et que les persécutions ont plus d’une fois bâillonnée la vérité.

Il poursuit en expliquant que l’intolérance empêche la liberté de pensée et d’opinion car elle incite les hommes à taire leurs opinions par peur d’être stigmatisés et qu’à terme elle diminue l’intelligence des hommes et qu’il y a moins d’hommes courageux moralement. De plus pour lui l’intelligence doit permettre de prendre conscience des fondements de nos opinions personnelles : il faut connaitre les opinions des adversaires pour défendre les siennes.

De plus il y a un danger à ne pas remettre en question nos croyances et a les admettre comme allant de soi au fil des générations, ainsi au fur et à mesure les doctrine perdent de leur sens et ne sont plus observées.

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