A propos mllejeanne28

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Ici Londres, de Judith Kerr

Anna, une émigrée Allemande en Angleterre, vit à Londres depuis son exil forcé. Contrainte de vivre dans une pension séparée de ses parents et de travailler comme secrétaire pour gagner de l’argent, la guerre naissante ne fait qu’empirer sa situation. Son frère Max, brillant élève de Cambridge, se fait arrêter et Anna tente de survivre au Blitz avec ses parents qui peinent à trouver du travail à cause de leur nationalité. Heureusement, ses cours de dessin arrivent à lui donner espoir et à lui faire rêver d’une vie d’artiste libre plus paisible…

Ici Londres est en fait un deuxième tome, après Quand Hitler s’empara du lapin rose. Je ne l’ai pas lu mais ça ne m’a finalement pas du tout gênée : les deux tomes sont plus ou moins indépendants.

résumé de l’éditeur : Classique incontournable de la littérature anglaise, Quand Hitler s’empara du lapin rose raconte l’histoire d’Anna, une jeune allemande de neuf ans, qui vit à Berlin avec ses parents et son grand frère Max. Elle aime dessiner, écrire des poèmes, les visites au zoo avec son oncle Julius.
Brusquement tout change. Son père disparaît sans prévenir. Puis, elle-même et le reste de sa famille s’exilent pour le rejoindre en Suisse. C’est le début d’une vie de réfugiés. D’abord Zurich, puis Paris, et enfin Londres. Avec chaque fois de nouveaux usages, de nouveaux amis, une nouvelle langue.
Ce périple plein d’angoisse et d’imprévus est ensoleillé par la cohésion de cette famille qui fait front, ensemble, célébrant leur bonheur d’être libre.
Cette histoire, c’est celle de Judith Kerr. Elle signe avec Quand Hitler s’empara du lapin rose un roman autobiographique bouleversant, précieux témoignage de l’exil  et de la montée du nazisme à travers les yeux d’une enfant.

S’il s’agit donc d’une autobiographie, elle est écrite à la troisième personne, chose plutôt originale ! En tous cas, qu’il soit fictif ou non, je me suis beaucoup attachée au personnage d’Anna. Elle est ici âgée d’une quinzaine d’années, après une enfance en Allemagne puis en exil, et la guerre prend le pas sur son adolescence. En effet, elle a très vite de grandes responsabilités : trouver un emploi pour subvenir à ses besoins et prendre soin de ses parents. Son père, un célèbre écrivain allemand, ne sait pas parler anglais et se sent couper du monde dans ce pays où ses œuvres ne sont pas reconnues, tandis que sa mère s’inquiète, autant pour Max que pour les dépenses de la famille. Anna arrive tout de même à prendre un peu de recul et à s’évader de son univers dur et triste grâce à ses cours de dessin. Elle redevient alors une adolescente comme les autres, insouciante et pleine de rêves et d’ambition. Anna décrit ses sentiments naturellement, sans détours et évoque parfois des situations compliquées, entre culpabilité et regret. Sa relation avec ses parents est parfois ambiguë : elle a conscience de tout ce qu’ils ont fait pour elle, essaye de prendre ses distances mais s’attriste de leur réaction…

« Mais elle ne pouvait pas oublier complètement, et elle savait bien que Mutti ne le pouvait pas, elle non plus. Il y avait entre elles une défiance qui n’existait pas avant cela. Une part d’elle-même s’en attristait. Une autre part, dont elle n’avait jamais soupçonné l’existence, une part secrète et inflexible, accueillait cette prise de distance. » p.299

Anna se pose des questions sur leur départ d’Allemagne et leur intégration en Angleterre : son père se sentait sans nul doute mieux là-bas mais, quant à elle, son nouveau pays commence à lui plaire… L’histoire est captivante et on suit la vie quotidienne d’Anna ; quelques rebondissements viennent la ponctuer de retournements de situation surprenants et plusieurs intrigues s’entremêlent pour former un mélange parfois difficile à démêler ! Pour conclure le tout, la fin de l’histoire est pleine d’espoir… Et il suffit de lire la biographie de l’auteure pour confirmer ses attentes !

En bref, Ici Londres est une très belle histoire vraie qui raconte l’intégration d’une jeune allemande en Angleterre en temps de guerre. Il ne me reste plus qu’à lire le premier tome : avec un nom comme ça difficile de résister, ma curiosité est piquée !

Mlle Jeanne



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Sur notre table de nuit… #127

Aujourd’hui c’est lundi, qu’avez-vous sur votre table de nuit ?

Cette semaine j’ai lu L’absolue perfection du crime de Tanguy Viel, Le soleil des Scorta de Laurent Gaudé et Les carnets de Cerise et Valentin d’Aurélie Neyret et Joris Chamblain !

  

En ce moment je lis l’Enéide de Virgile…

Et ensuite je pense lire La vie comme elle vient, d’Anne-laure Bondoux !

résumé de l’éditeur : La vie les avait séparées. La vie normale, qui fait qu’une fille de vingt ans quitte la maison pour trouver un travail, aimer un amoureux, sortir avec ses amis, alors que sa soeur de quinze étudie encore au collège.
La mort de leurs parents, il y a neuf mois, sur une route de campagne, les a rapprochées. Le juge des tutelles a confié la garde de Mado à Patty. Depuis elles forment une paire improbable, deux filles aussi différentes qu’une tortue et un babouin. Une grande fêtarde, exubérante et généreuse et une petite réservée, anxieuse et sérieuse, qui s’adorent.
Mais ce qui va vraiment faire d’elles des soeurs, de sang, de sang d’encre, de lait, de rires et de larmes, c’est la vie. Une toute petite vie. La vie du bébé que Patty attend en cachette. Si le juge des tutelles apprend la nouvelle, c’est terminé : la DDASS s’en mêle, Mado part dans un foyer. Et ça, il n’en est pas question. Alors, puisque l’enfant doit naître mi-septembre, Patty et Mado décident de ne rien changer au programme de l’été : le mois d’août en Ardèche, dans la maison coupée du monde laissée par leurs parents. Le problème, c’est que Patty s’est trompée sur le terme de sa grossesse. À moins qu’elle n’ait un peu menti…

Et vous alors, qu’avez-vous sur votre table de nuit ?

Mlle Jeanne



Radieuse Aurore, de Jack London

Elam Harnish, surnommé Radieuse Aurore, est un des meilleurs chercheurs d’or du Klondike. Fort, résistant et courageux jusqu’à l’inconscience, il devient rapidement multi millionnaire après avoir découvert et exploité un filon. Fatigué de sa vie sauvage, Radieuse Aurore décide de revenir à San Francisco pour se lancer dans les affaires avec sa nouvelle fortune. Cette existence jouissive et citadine au sommet de l’échelle sociale le transformera petit à petit en un homme de pouvoir prêt à tout pour l’argent, jusqu’à sa rencontre avec une femme qui remettra tout son mode de vie en question : Dede Mason.

«-  Je vous aime, mais pas assez pour vous épouser, et jamais je ne vous aimerai assez pour vous épouser.

– Comment le savez-vous ? répliqua-t-il.

– Parce que je vous aime de moins en moins. (…) Ne comprenez-vous pas ? J‘aurais épousé de bien meilleur gré l’Elam Harnish fraîchement débarqué du Grand Nord, la première fois que je l’ai vu, il y a longtemps, que l’homme que j’ai en ce moment devant moi. » p.298

Depuis le temps que Yoko me parlait de Radieuse Aurore, son livre préféré, il fallait que je le lise ! Et je n’ai pas été déçue… Au début du roman, le lecteur découvre la vie frugale d’Elam Harnish dans le Klondike, ses grands voyages aux côtés de ses chiens de traîneaux et sa survie dans les territoires hostiles du Grand Nord. Il est décrit comme un surhomme imbattable, surtout au bras de fer, que rien n’arrête, qui enchaine les expéditions même en plein hiver, endurant plus que quiconque et qu’on a crut mort bien des fois. Si son nom est connu et reconnu dans le milieu des chercheurs d’or, il reste à l’écart des américains restés en ville qui ont eu vent de ses exploits sans y accorder plus d’importance. Ainsi, à son arrivée à San Francisco, il découvre un milieu tout nouveau pour lui : celui des affaires, auquel il s’impose progressivement en apprenant de ses erreurs. Petit à petit, il se transforme, s’acclimate, s’enrichit et se fait connaître. Pourtant, cet homme que tout le monde redoute à présent, dont l’aura fait plier les plus téméraires, se met à douter de lui-même et de ce qu’il est devenu au contact d’une seule personne…

« Combien de maisons avez-vous bâties ? Combien d’arbres avez-vous plantés ? Le cultivateur travaille le sol et produit le grain. Il fait quelque chose d’utile à l’homme. » p.264-265

On pourrait penser que Radieuse aurore est un roman d’aventure, mais c’est avant tout une trajectoire qui est décrite. Si j’aimais bien l’histoire jusqu’à l’arrivée d’Elam à San Francisco, elle m’a passionné à partir de Lire la suite

Sur notre table de nuit… #126

Aujourd’hui c’est lundi, qu’avez-vous sur votre table de nuit ?

Cette semaine j’ai lu Ici Londres de Judith Kerr et relu Iphigénie de Racine et La machine infernale de Cocteau.

   

En ce moment je lis L’absolue perfection du crime de Tanguy Viel…

… et ensuite je pense lire Le soleil des Scorta de Laurent Gaudé !

résumé de l’éditeur : Parce qu’un viol a fondé leur lignée, les Scorta sont nés dans l’opprobre. A Montepuccio, leur petit village d’Italie du sud, ils vivent pauvrement, et ne mourront pas riches. Mais ils ont fait vœu de se transmettre, de génération en génération, le peu que la vie leur laisserait en héritage. Et en dehors du modeste bureau de tabac familial, créé avec ce qu’ils appellent “l’argent de New York”, leur richesse est aussi immatérielle qu’une expérience, un souvenir, une parcelle de sagesse, une étincelle de joie. Ou encore un secret. Comme celui que la vieille Carmela – dont la voix se noue ici à la chronique objective des événements – confie à son contemporain, l’ancien curé de Montepuccio, par crainte que les mots ne viennent très vite à lui manquer.

Et vous alors, qu’avez-vous sur votre table de nuit ?

Mlle Jeanne



Galette des rois

Bonjour !

Le 6 janvier pour l’épiphanie, rien de meilleur qu’une galette des rois ! Voici notre recette traditionnelle à la frangipane 😉

Ingrédients :

  • 2 œufs
  • 80g de sucre
  • 120g d’amandes en poudre
  • 60g de beurre ramolli
  • 2 sachets de sucre vanillé
  • 2 pâtes feuilletées
  • (on peut mettre ajouter un peu de vanille pour parfumer le tout !)

Pour la garniture, battez les œufs avec le sucre. Lorsque le mélange a blanchi, ajoutez les amandes en poudre et le beurre ramolli. Ajoutez ensuite le sucre vanillé puis mélangez le tout. Etalez une des deux pâtes feuilletées, piquez dix fois le fond avec une fourchette et mettez la garniture jusqu’à 2 cm du bord. Placez une fève si vous le souhaitez. Posez l’autre dessus après avoir fait une petite cheminée et reliez les bords ensemble. Battez un œuf et étalez le avec un pinceau pour dorer la pâte.

Faites cuire à four chaud pendant 30 à 40 minutes.

Bon appétit et bonne année ! 🙂

Mlle Jeanne