A propos mllejeanne28

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Sur notre table de nuit… #133

Aujourd’hui c’est lundi, qu’avez-vous sur votre table de nuit ?

Cette semaine j’ai lu Jours sans faim de Delphine de Vigan…

jours sans faim.jpg

résumé de l’éditeur (extrait) : « Cela s’était fait progressivement. Pour en arriver là. Sans qu’elle s’en rende vraiment compte. Sans qu’elle puisse aller contre. Elle se souvient du regard des gens, de la peur dans leurs yeux. Elle se souvient de ce sentiment de puissance qui repoussait toujours plus loin les limites du jeûne et de la souffrance. Les genoux qui se cognent, des journées entières sans s’asseoir. En manque, le corps vole au-dessus des trottoirs. Plus tard, les chutes dans la rue, dans le métro, et l’insomnie qui accompagne la faim qu’on ne sait plus reconnaître. Et puis le froid est entré en elle, inimaginable. Ce froid qui lui disait qu’elle était arrivée au bout et qu’il fallait choisir entre vivre et mourir. »

Je suis toujours au début de Rebecca de Daphné Dumaurier et ensuite je pense lire L’écume des jours de Boris Vian !

Et vous alors, qu’avez-vous sur votre table de nuit ?

Mlle Jeanne



 

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Sur notre table de nuit… #132

Aujourd’hui c’est lundi, qu’avez-vous sur votre table de nuit ?

Cette semaine j’ai lu Le misanthrope de Molière et Les yeux du dragon de Stephen King !

lemisanthrope  les yeux du dragon

Je viens de commencer Rebecca de Daphné Du Maurier (en VO ;-))

Rebecca

Et ensuite je pense lire L’écume des jours de Boris Vian…

l'écume des jours

résumé de l’éditeur : Un titre léger et lumineux qui annonce une histoire d’amour drôle ou grinçante, tendre ou grave, fascinante et inoubliable, composée par un écrivain de vingt-six ans. C’est un conte de l’époque du jazz et de la science-fiction, à la fois comique et poignant, heureux et tragique, féerique et déchirant. Dans cette œuvre d’une modernité insolente, livre culte depuis plus de cinquante ans, Duke Ellington croise le dessin animé, Sartre devient une marionnette burlesque, la mort prend la forme d’un nénuphar, le cauchemar va jusqu’au bout du désespoir.
Mais seules deux choses demeurent éternelles et triomphantes : le bonheur ineffable de l’amour absolu et la musique des Noirs américains…

Et vous alors, qu’avez-vous sur votre table de nuit ?

Mlle Jeanne



Les yeux du dragon

Le roi de Delain, faible et incompétent mais bien intentionné, se fait vieux. Son fils aîné Peter, qui a hérité des qualités de sa défunte mère, est prêt à prendre sa succession à sa mort. Il est aimé de tous, courageux, généreux, bon, charismatique… Et pourtant, Flagg, le magicien et conseiller en chef du roi, fait tout basculer en une soirée. Accusant Peter du meurtre de son père, il place Thomas son cadet sur le trône et s’empare du pouvoir. Du haut de la tour de l’Aiguille où il est enfermé à vie, Peter est contraint d’observer, impuissant, les ravages du magicien…

”Il était une fois un roi qui vivait dans le royaume de Delain avec ses deux enfants.”

Les yeux du dragon est un conte qui commence comme beaucoup d’autres et dont l’intrigue pourrait être résumée en quelques phrases à peine, mais le pari d’approfondir les personnages et les situations pour former un roman de 470 pages est réussi ! Dans la plupart des contes en effet, la brièveté de l’histoire impose des personnages types auxquels on n’a souvent ni le temps, ni envie de s’attacher. Ici, les personnages principaux sont également typiques de ce genre littéraire (roi, prince, magicien…) mais leur destiné s’enrichit d’intrigues secondaires, de complots, de rencontres plus intéressantes qui donnent un relief tout particulier à l’histoire. Ainsi, un détail qui peut sembler insignifiant ou anecdotique au début peut s’avérer être d’une importance capital à la fin : les ficelles de l’intrigue ne sont pas toutes aussi grosses que dan un conte plus classique, et c’est sûrement ce qui fait toute la différence. Le narrateur, très partial dans ses remarques, donne une petite touche d’originalité à l’histoire et suggère au Lire la suite

Titus n’aimait pas Bérénice, de Nathalie Azoulai

Avant d’être auteur tragique, Racine est orphelin, excellent élève en traduction antique à l’école de Port Royal et un habitué des salons d’artistes une fois installé à Paris. Contemporain de célèbres poètes, il est le concurrent de Corneille, l’ami puis le rival de Molière, et surtout un courtisan comme les autres à la cour de Louis XIV. Cette histoire, enterrée depuis bientôt quatre siècles, s’inscrit dans celle d’une jeune femme délaissée, une Bérénice moderne en quête de consolation qui se lancera sur les traces de Racine pour comprendre son Titus.

Je ne connaissais presque rien de la vie de Racine avant cette lecture et j’ai donc beaucoup apprécié m’immerger dans le siècle du roi Soleil d’une tout nouvelle manière. Nathalie Azoulai s’est intéressée au processus d’écriture de Racine en rapprochant son histoire personnelle à ses écrits et c’est une démarche passionnante ! En effet, une fois que l’on sait que Racine connaissait les pièces latines et grecques par cœur, ses réinterprétations prennent beaucoup plus de sens…

Les chapitres au XVIIe siècle s’alternent avec ceux au XXIe, et le parallèle avec l’histoire contemporaine est plutôt réussi et progressif. La jeune femme est simplement désignée par le pronom « elle » au début, qui se transforme petit à petit en « Bérénice ». Cette désignation, augmenté d’un mystère et d’explications très sommaires, banalise ce chagrin d’amour personnel et le généralise à qui veut bien s’y identifier. Ainsi, l’histoire de Bérénice est réactualisée : le personnage principal, pour combler le vide laissé par son amant, se renseigne avec ardeur sur Racine et s’intéresse à sa vie, ce qui montre que tout le monde peut être touché par des personnages dont le destin a été tracé quelques siècles plus tôt. Après ce roman, j’ai poursuivi ma lecture avec le personnage de la pièce de Racine éponyme, donc le pari de donner envie de lire ses pièces est réussi !

Le roman est donc captivant et vivant, bien que l’histoire de la Bérénice moderne reste un peu trop elliptique à mon goût. Néanmoins, j’ai trouvé certains passages un peu lourds et presque maladroits.

« Qu’est-ce qu’une vie ? se demande-t-il. Un chapelet de scènes éparses et accidentelles ? Ou un tracé sinueux mais toujours guidé par une volonté unique, infaillible, plus puissante que les changements de décors ? Il ne saurait dire. »

J’ai sans doute mal interprété ce passage par exemple, mais je ne peux pas m’empêcher de trouver un peu présomptueux de supposer ce que Racine pouvait penser de la vie. Dans le reste du roman, Racine est bien souvent nommé par son prénom, mais cette familiarité permet au contraire de se rapprocher d’un personnage un peu intimidant au début.

En bref, Titus n’aimait pas Bérénice est un roman très intéressant qui permet de découvrir la vie de Racine par le billet d’une fiction romancée, mais c’est aussi une modernisation de ses pièces qui donne envie de se replonger dans la lecture de Bérénice par exemple…

L’avez-vous lu ? Qu’en avez-vous pensé ?

Mlle Jeanne



Sur notre table de nuit… #131

Aujourd’hui c’est lundi, qu’avez-vous sur votre table de nuit ?

Cette semaine j’ai lu Titus n’aimait pas Bérénice de Nathalie Azoulai puis Bérénice de Racine, toujours sur le même thème !

En ce moment je lis des nouvelles de Lovecraft…

 résumé de l’éditeur : Partout dans le monde renaissent des rituels hideux, typiques d’un culte blasphématoire que l’on croyait disparu à jamais : le culte de Cthulhu. Les peuplades primitives se révoltent pour adorer d’odieuses idoles à l’effigie de la monstrueuse créature céphalopode, endormie depuis des millions d’années dans sa demeure sous-marine de R’lyeh. Les temps seraient-ils venus ? A travers les Etats-Unis, quelques hommes courageux, comme le professeur Angell, de Providence, l’inspecteur Legrasse et le premier lieutenant Johansen, vont tenter de s’opposer au réveil de Cthulhu. Mais que peut le courage contre une abomination venue d’outre-espace, dont la simple vue suffit à vous faire perdre la raison ?

Et ensuite je pense lire Les yeux du dragon de Stephen King !

résumé de l’éditeur : Le royaume de Delain est dans la tourmente. Accusé à tort du meurtre de son père le roi, Peter est jeté en prison, tandis que le trône revient à son frère cadet, Thomas. Thomas, l’avorton, le faible, qui depuis sa plus tendre enfance est le jouet de Flagg. Le noir magicien conspire en secret depuis quatre cents ans pour accroître son pouvoir. Mais Peter a un plan pour sauver Delain des griffes de Flagg. Il devra cependant affronter de nombreux dangers, et, s’il échoue, il n’aura pas de seconde chance…

Et vous alors, qu’avez-vous sur votre table de nuit ?

Mlle Jeanne