L’assassin royal T1. L’apprenti assassin, de Robin Hobb

Fitz, le bâtard du prince héritier Chevalerie, grandit à Castelserf au royaume des Six-Duchés sans connaître ni mère ni père, ce dernier ayant refusé le trône en apprenant son existence. S’il ne peut en aucun cas prétendre à la couronne, Fitz reçoit une éducation sous la protection de Burrich le maître d’écurie, jusqu’au jour où le roi prend son avenir en main : Fitz va alors commencer une initiation nocturne et secrète pour devenir assassin à son service.

« Nous nous fabriquons souvent nous-mêmes nos propres prisons. Mais on peut aussi créer sa propre liberté. »

Comme introduction au roman, Fitz, devenu vieux, raconte son histoire depuis son arrivée à Castelserf à l’âge de six ans. A partir de là, on suit ses aventures d’enfant puis d’adolescent, son apprentissage du combat, des bonnes manières et de l’Art (une magie puissante réservée à la famille royale). Ce premier tome est donc avant tout un roman initiatique, surement en introduction à la suite des douze autres volumes. Habituellement je n’aime pas beaucoup me lancer dans des séries aussi longues, mais plusieurs personnes m’ont conseillé celle là et pour cause, j’ai adoré !

Le lecteur est directement plongé dans l’univers médiéval-fantastique (d’heroic fantasy) du roman. En effet, jusqu’à l’apparition de la magie, ce monde très subtil et travaillé ressemble beaucoup au nôtre pendant le Moyen-âge. L’histoire est très captivante et je me suis tout de suite attachée à Fitz : c’est un jeune garçon très solitaire qui tente de survivre dans cet univers de pouvoir dans lequel tout le monde ne lui veut pas que du bien. C’est également un personnage plutôt réaliste qui ne sait pas très bien où est sa place en raison de sa naissance. Il a des hauts et des bas, fait des erreurs et n’est pas parfait ! Dans les quelques romans de fantasy que j’ai lus, les personnages avaient parfois tendance à être un peu cliché et ce n’est pas du tout le cas ici.

« Je me fuyais moi-même et m’enfonçais toujours davantage, mais je ne découvrais en moi que haine et dégout envers ma personne.»

Les personnages secondaires sont tous approfondis et ont une utilité à l’histoire : entre manigances, meurtres et trahisons il est parfois difficile de se faire une idée distincte de chacun d’eux. Le fou du roi se prend d’affection pour Fitz et s’amuse à lui faire des déclarations prophétiques pour le mettre en garde du danger qui plane, mais ce n’est pas toujours suffisant pour le protéger. Devenu assassin au service du roi, Fitz doit jouer un double jeu qu’il ne peut révéler à personne, ce qui l’isole d’autant plus. Ses plus proches amis deviennent rapidement les animaux, surtout les chiens et il se découvre une aptitude pour le Vif, une magie réputée sauvage et mal vue. Cela fait de lui un personnage mystérieux aux nombreux secrets et connaissances variées. J’ai hâte de lire la suite de ses aventures !

L’avez-vous lu ? Qu’en avez-vous pensé ?

Mlle Jeanne



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Une réflexion au sujet de « L’assassin royal T1. L’apprenti assassin, de Robin Hobb »

  1. Ping : C’est le premier, je balance tout #6 (février 2019) | Blog Deux pour Une

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