Le complexe du papillon, d’Annelise Heurtier et Zouck, de Pierre Boterro, deux romans qui parlent avec justesse de l’anorexie

Bonjour à tous ! Aujourd’hui je voulais vous parler deux livres passionnants traitants du même thème : Le complexe du papillon et Zouck !

Le complexe du papillon est le deuxième livre d’Annelise Heurtier que je lis, après Sweet-Sixteen, que j’ai découvert lors du prix des incorruptibles il y a deux ans.

J’avais lu auparavant un autre livre sur l’anorexie : Zouck, de Pierre Boterro (notamment l’auteur de La quête d’Ewilan). Je n’avais pas encore fait d’article sur ce livre pour la simple raison qu’il m’avait tellement bouleversée que je n’arrivais pas à mettre les mots sur ce que j’en pensais. En effet Zouck, comme Le complexe du papillon arrivent à parler avec tendresse et sensibilité de l’anorexie. A tel point que l’on s’attache énormément aux principaux personnages.

Ces deux romans montrent que l’anorexie est provoquée par un ensemble de petites choses (des remarques extérieures sur le physique, des pensées négatives qui prennent de plus en plus d’importance) que ce n’est pas une lubie d’adolescentes obsédées par leur physique. Dans Zouck, c’est un désir de danser, de correspondre au moule très strict des danseurs, et surtout le regard d’un célèbre danseur venu regarder leur cours qui vont déclencher la maladie. Dans Le complexe du papillon, c’est la perte de sa grand-mère qui va servir d’élément déclencheur. Et puis ensuite vient l’isolement et une incapacité progressive à se confier.

Zouck

Résumé de l’éditeur : « La musique était une onde qui me portait. Toujours plus haut. Je me sentais légère, presque éthérée. J’avais la sensation que mes gestes pouvaient s’affiner jusqu’à devenir parfaits. » Anouck, dite Zouck, a une passion : la danse. Qu’elle partage avec sa meilleure amie, Maiwenn. Jusqu’au jour où elles s’éloignent l’une de l’autre. Zouck, obsédée par l’idée de perdre quelques kilos superflus, se coupe du monde. De son côté, Maiwenn, follement amoureuse, devient de plus en plus distante…

J’avais adoré La quête d’Ewilan, et plus particulièrement la trilogie Ellana, et c’est donc plus au départ pour son auteur que j’avais voulu lire Zouck. Des le début, je me suis vraiment attachée à ce personnage, cette jeune fille qui va tout faire pour pouvoir « mieux » danser. J’ai été impressionnée par la manière dont Pierre Bottero arrive à se mettre si facilement dans la tête d’une jeune fille.

La psychologie de Zouck est très bien développée, on en arrive à ressentir bon nombre de ses émotions et c’est quelque chose qui me plaît beaucoup dans les romans et que j’ai eu dû plaisir à retrouver ici. J’ai trouvé que les privations que Zouck s’inflige étaient très dures, on prend réellement conscience des dimensions à la fois psychologiques et physiques de la maladie. La fin de l’histoire est assez bouleversante : pendant tout le roman, j’attendais la chute avec assez d’impatience et elle était à la hauteur du reste du roman. Zouck est un roman époustouflant, vraiment très bien écrit et poétique que je vous conseille !

Le complexe du papillon

Résumé de l’éditeur : J’ai ôté mes vêtements sans cesser de fixer le miroir et les larmes me sont montées aux yeux. Comment un garçon tel que Jim se laisserait séduire par si peu de grâce, de personnalité ?
Louison a tort. Aucune robe ne réussira jamais à donner l’illusion que je suis devenue papillon.
Tout simplement parce que je ne suis pas un papillon. Je suis une chenille flanquée de deux énormes cuisses.

Tout doucement, sans s’en rendre compte, Mathilde va tenter de devenir papillon, quitte à se mettre en danger…

Je me suis tout de suite attachée au personnage de Mathilde, comme à celui de Zouck, si bien qu’on en vient presque à la comprendre dans son obsession : mincir. Dit comme ça, ça peut paraître un peu ridicule : elle veut mincir pour avoir de belles cuisses. C’est une formulation assez crue qui contraste avec le titre du livre poétique du livre et la métaphore du papillon -que je trouvent tout simplement magnifiques- mais bien représentative d’un complexe assez répandu.Mathilde veut mincir, pouvoir entrer dans cette robe qui lui fait tant envie, ressembler à Susanne, cette fille auparavant quelconque et un peu enrobée qui s’est métamorphosée pendant l’été, plaire à Jim… Petit à petit, on en vient à comprendre Mathilde, à être aussi révoltée qu’elle quand on l’oblige à manger. Et je trouve juste génial qu’au simple contact d’un livre on puisse comprendre, un peu en tout cas, cette jeune fille, son obsession et son histoire.

Zouck et Le complexe du papillon sont deux romans qui ne peuvent pas nous laisser indifférents, qu’on aime ou non. Je les ai tous les deux beaucoup aimés et ils m’ont fait découvrir une maladie dont on parle au final très peu, ou alors avec gêne. Je pense qu’il est important d’avoir conscience de la presque banalité de l’anorexie chez les adolescents et que ces livres peuvent participer à faire changer les mentalités (et éviteront peut-être à certains/certaines de suivre la même voie que Zouck et Mathilde).

Mlle Jeanne



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