Les dragouilles, T1 & 2, de Maxim Cyr et Karine Gottot

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Résumé (1er tome) de l’éditeur : Fais la connaissance de sept petites bêtes cornues et espiègles. Lève le voile sur l’origine des graffitis. Rigole en lisant des bandes dessinées absurdes. Découvre des noms de villes qui font rire. Épate tes amis en relevant un défi étonnant. Fais tout ça et bien d’autres choses en compagnie des dragouilles.

L’avis de Mlle Jeanne : J’ai été un peu déçue par les Dragouilles, mais c’est surement parce que ces bandes dessinées s’adressent à un public beaucoup plus jeune (7-8 ans). Plus exactement, ce sont des livres illustrés avec BD. Les Dragouilles sont des mélanges de dragons et de pommes de terre assez drôles, mais très stéréotypés! Il y a Les jumeaux, l’Artiste, la Branchée, la Geek, le Cuistot et la Rebelle… Les tomes sont constitués de bandes dessinées, gags, d’explications historiques un peu revisitées et de travaux manuelles ou recettes de cuisine. Les petits encarts historiques sont amusants et réussis (mais je ne voyais pas vraiment l’intérêt des travaux manuels et des recettes de cuisine).

«  Ecoute ça ! Il y a une ville en France qui s’appelle Poil !

– Ha ! ha ! ha ! Est-ce qu’on appelle ses habitants les Poilus ? – Ha ! ha ! ha ! »

Certaines des blagues sont drôles, mais elles sont minoritaires : elles sont, pour la plus part, soit déjà vues, soit… pas très drôles.

« – Qu’est ce que tu fais ?

– Je pars en safari pour voir des girafes

– Ca n’existe même pas les girafes !

– Hein ?

– Ben ouais ! C’est un « cou monté » ! »

Le tout est agrémenté d’images simples et sympathiques. Le format du livre est assez particulier, il se présente plus comme un petit roman que comme une bande dessinée et cela accentue un peu le côté jeunesse…

Le tome 1 est plus un tome d’introduction (d’où son nom « les origines ») ! Il comporte un panneau de signalisation très sympathique : Attention : Chute de Dragouilles ! Le second tome est centré sur Montréal et on apprend des choses sur cette ville canadienne.

Mais je pense qu’il est encore plus intéressant de lire le tome des Dragouilles associé au pays où l’on vit pour le découvrir sous un angle différent !

L’avis de Yoko : J’ai mis du temps à comprendre où voulaient en venir les auteurs avec ces petits livres qui ne ressemblent à aucun autres. Au début je pensais ouvrir de petites bandes dessinées sympathiques et un peu drôles pour découvrir en réalité de minces ouvrages documentaires. Finalement, je pense que ces livres des Dragouilles sont des sortes de cahiers de vacances/cahiers d’activités revisités. Ils peuvent permettre à un enfant assez jeune de découvrir une ville de manière ludique tout en apprenant des choses.

Les personnages des Dragouilles sont assez amusants, leurs grands yeux ronds les rendent attendrissants. Ils ont un côté maladroit et pataud, légèrement à côté de la plaque par moments. Par contre les blagues sont, comme le dit Mlle Jeanne, très inégales. Certaines font sourire et d’autres grimacer, ensuite, et c’est toujours le problème avec l’humour, ce qui ne m’a pas plu vous plaira peut-être !

Le premier tome m‘a paru trop introductif : je pense qu’il aurait été plus intéressant de l’écourter et de le mettre en introduction du deuxième tome. Le deuxième tome, centré sur la ville de Montréal, permet de mieux comprendre la démarche des auteurs et m’a paru mieux réalisé. L’équilibre entre des explications et faits divers concernant la ville (métro, escaliers, cirque (j’ai découvert que le cirque du soleil était originaire de Montréal !), écureuils, fantômes, etc) et les activités est réel : le lecteur est susceptible de s’amuser autant qu’il apprend.

Par contre, et c’est pour moi un problème majeur, le format est trop petit. Cela ne pose pas de problème à la lecture mais cela pose problème pour « catégoriser » le livre : comme je le disais plus haut, le lecteur non averti n’arrive pas à identifier le genre auquel appartient le livre qu’il tient entre ses mains. Deuxième « hic » : le prix. Les éditions Kennes nous ont très gentiment envoyé ces livres que nous n’avons donc pas payés mais en tant que cliente des librairies, je trouve que dix euros cela peut sembler un peu trop pour un livre aussi court (d’où l’intérêt du prix découverte pour le premier tome…).

Au final, Les dragouilles sont des livres d’activités qui pourront plaire à de jeunes enfants d’une petite dizaine d’années ; ayant toutes deux dépassé cet âge nous avons été légèrement déçues par nos lectures…

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Merci aux éditions Kennes pour cet envoi !

Les deux sœurs…



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